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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 22:05

 


















 

 

 

 

 

 


A : Bonjour

B : Euh, B… Bonjour …

A : Veuillez vous en référer au code, on ne bégaie pas, on ne dit pas « euuuh », c’est malpoli.

B : Oui, Môsieur …

B : AÏE !!!

A : Et on articule !

B : … … … Monsieur ?

A : Oui ?

B : Comment c’est, dehors ?

A : Autrefois, c’était beau, mais maintenant, avec toutes ces histoires, c’est devenu très laid, un peu comme toi, d’ailleurs.

B : …

A : ... Mais tu n’y peux rien, le monde est ainsi fait, certain naissent beaux, d’autres laids, toi, tu n’as pas eu beaucoup de chance.

B : …

A : Mais la vie, bien que parfois cruelle, peut t’apporter beaucoup de bonnes choses, comme

B : la mort ?

B : AÏÏÏE !!!

A : NON, pas la mort, mais … Je ne sais pas, moi, l’Amour par exemple !

B : Je ne comprend pas …

A : Comment pourrais-tu ?  Ce n’est pas en restant assis comme une loque dans ton fauteuil que tu vas trouver l’a…

B : Monsieur ?

A : … aaa … aam … aarr …

B : Monsieur ?

A : pppfffff

B : Papa ?

B : Pourquoi tu ne dis rien ?

B : …

Par Perceval - Publié dans : Textes Personnels
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 21:57

 


Un soir d’été, comme tous les soirs d’étés dans ce beau pays, il y avait de l’orage, pas de quoi fouetter un chat, mais elle n’était quand même pas à son aise. Je dis elle, mais je suis que bien peu élogieux, je parle d’ELLE. Pas de n’importe qui, de celle-là,de celle dont tout le monde parle mais dont personne n’ose prononcer le nom.

 

Il était aux alentours de dix-sept heures, tout était calme, serein, les grillons chantaient, et puis, d’un coup, vers dix-neuf heures, un bruit, comme le tonnerre, failli lui faire attraper une crise cardiaque, tellement il fut fort et soudain dans le calme du soir.

 

C’était le début de la fin, le bruit, même lointain, l’avait touchée, c’en était fait d’elle. ELLE, dont tout le monde parlait. Tout le monde pensait que rien ne pouvait lui arriver, c’était ELLE, mais lui, savait ce que les autres ne savaient pas …

 

Et BANG ... le bruit ... elle était touchée par le bruit …

 

... le bruit …

 

... et puis, plus rien, la fin était arrivée, pendant une soirée d’été … le bruit … annonçant l’orage, et puis, BANG, le bruit toucha une deuxième fois, et la fin aussi …

Par Perceval - Publié dans : Textes Personnels
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 12:45
Il fut un temps où j’étais inspiré, un temps où mon âme n’était pas encore desséchée, vidée de toute autre fonction que le néant.

Il était un temps où tout était beau, où tout était propice, où tout avait un goût, une couleur, une saveur.

Il y avait un temps pour tout, un pour dormir, un pour manger, un pour aimer, un pour vivre.

Il est un temps où l’être n’a pour seul but que le vide et l’insipidité de toute une vie.

Il fût un temps où l’intelligence, le savoir, la recherche, la culture générale avaient une importance.

Nous sommes dans la période noire de l’ignorance, de la peur, de la dureté !

Bienvenue dans le Moyen Age du 21eme siècle !

PEINTURE

"Le martyre de Saint Erasme" POUSSIN

Par Perceval - Publié dans : Pensées Vaguabondes
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 17:46
Dans un endroit fort calme, un endroit tout petit dans l'univers, il y avait tout pour vivre bien. Seulement, une seule loi régissait ce monde, celle du " manger " ou " être mangé ". Tout se passait bien, la vie était équilibrée avec la mort. La nature avait des droits.

Puis un jour, arriva l'homme ... Il s'imposa rapidement comme la super-espèce dans ce système simple. Tout aussi rapidement, il inventa des outils, des armes, l'argent, le pouvoir. L'homme pouvait tuer pour d'autres raisons que pour sa pitance. Quel pied ! Aujourd'hui, nous n'avons plus évolué depuis cette période. Certes, nous avons de nouvelles technologies, mais nous tuons toujours pour autre chose que pour manger. Où allons nous donc ? Nous vivons dans un monde qui n'a qu'une logique simple pour subsister : manger, être mangé, et ne pas détruire plus que cela. Nous faisons plus, beaucoup plus, manger, être mangé, mais surtout détruire, tout ce que nous avons : air, eau, autres espèces, propre espèce, cosmos, et j'en oublie sûrement.

Tout cela pour quoi ? Deux choses, l'excitation de déroger à la règle du monde, et le pouvoir ...

Peinture

"Saturne dévorant un de ses enfants" de GOYA

Par Rodrigue - Publié dans : Pensées Vaguabondes
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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 07:51

Quand on se prend pour un animal pensant, comment se fait-il qu'on ne pense pas plus que notre chien ou notre chat ? On a beau savoir beaucoup plus de choses qu'eux, nous ne sommes pas capable de trouver un remède aux grands maux de notre monde ...

Pourquoi ?

Parce que dans animaux pensants, cela veut dire que nous restons des animaux, la loi du talion règne aussi dans notre belle société. Nous avons tous une peau que nous voulons sauver, nous avons tous des besoins primaires. Comment l'homme, tiraillé entre des passions basses et une prétention au savoir, pourrait-il faire quelque chose de mieux que ce qu'il ne fait déjà ?

Par Rodrigue - Publié dans : Pensées Vaguabondes
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 18:39

Bon, voilà, un petit texte bien nunuche, je ne sais pas si je le classe dans Amour ou Texte Personnels, disons textes ... Bonne lecture, j'espère que l'histoire vous plaira ...


C'était un pâle jour d'hiver.
Il était jeune, blond, les muscles encore longs et fins. Il croyait au coup de foudre, à la vie après la mort, que tous les gens étaient gentils ...
Elle, c'était plutôt le genre rebelle, bottes et vêtements noirs, les idées claires, sans illusions.
Dans un tramway d'une grande ville, un introverti, une "goth" se croisent, leurs regards ne se cherchent pas, pourtant ils se trouvent...
La vie tient parfois à peu de choses, à un tram, un regard.
Elle était intriguée, elle avait beau essayer de détacher son regard, il restait impassible, c'est comme si tout le reste était devenu invisible, sauf ces yeux ...
Lui était pétrifié, il avait bien remarqué cette jolie fille embarquer - il avait toujours aimé ces filles un peu sophistiquées-, mais il n'avait pas cherché son regard, cela l'intimidait. Il était là, ne pouvant plus bouger, ne pouvant plus penser.
Puis, un sursaut du tram les fit rompre le contact. Jamais ils ne se sentirent si troublés. La fille naturellement extravertie était redevenue une petite fille, timide et réservée. Lui, être naturellement rejeté par ses semblables, froussard et refermé sur lui-même, prit la première et meilleure décision de sa vie, il s'approcha d'elle. Au début, il ne put que bafouiller quelques mots stupides, sans suite. Mais au fur et à mesure qu'il parlait, il se sentait de plus en plus libre. Pour finir, il lui demanda : "Tu veux prendre un café ?".
Elle, toujours dans sa rêverie n'avait rien entendu de ce qu'il avait dit, elle avait juste compris ces derniers mots. Prise de court, elle accepta, gênée par le trouble qui l'habitait.
Pour ne pas l’intimider, il lui laissa le choix de l'endroit. Elle, par peur, choisit un pub non loin de chez elle. Elle n'avait vraiment pas envie de s'attarder si cet homme étais un pervers, un violeur, ou pire encore un tueur, mais l’envie de ne pas le perdre de vue était la plus forte.
Le pub était bondé, la culture rock suintait de tous côtés, la musique sortait hurlante des enceintes placées un peu partout dans la longue pièce. Il faisait assez sombre, les tables, des tonneaux, éclairés seulement par une lampe placée au dessus. L’atmosphère générale était assez lourde, mais pourtant, ils se sentirent tout de suite en confiance ... Ils parlèrent longtemps, de choses insignifiantes. Ils étaient contents d'être là...
Ils burent beaucoup. Elle, ne voulant pas passer pour une prude, ne prit que de la bière. Lui, fidèle à lui-même, que du soda. Après plusieurs heures de bon temps, ils décidèrent de rentrer chez eux. C'est à ce moment là qu'il se rendit compte qu'elle était ivre. Elle pouvait à peine tenir debout. Il prit donc sur lui de la racompagner chez elle. Heureusement, elle se souvenait encore du chemin jusque là ...
Son studio était assez petit, on aurait dit une chambre, sauf qu'il y avait de quoi cuisiner et un wc. Il était propre, bien rangé malgré tout ce qui s'y trouvait.
Il l'aurait bien couchée sur son lit, mais elle vomissait trop pour ca, une chance qu'il y avait un wc, il n'avait vraiment pas envie de vider un seau ... Quand elle se fut un peu remise, il lui enleva son manteau de cuir qui était souillé, ses bottes, ses chaussettes, ses bijoux à piques. Il avait si peur qu'elle se blesse. Et il la coucha.
Le lendemain, quand elle s’éveilla, il était déjà treize heure. Il était toujours là, assis sur son " pouf ". Il lui faisait face, et quand il vit qu’elle était réveillée, il sourit.

Elle ne savait que dire. Il était là, beau comme un ange, même avec ses yeux fatigués. Elle avait mal à la tête, même ses cheveux étaient douloureux. Elle se mit sur son derrière, la tête lui tourna quelques secondes, elle eut envie de vomir à nouveau. Mais après quelques secondes, elle se senti mieux.

Il lui tendit un verre d’eau. Elle le prit et remercia entre ses dents. Elle but, l’eau froide lui rendit les idées plus claires. Elle se rendit compte qu’elle était toujours habillée comme la veille, quelques babioles en moins. Elle vit aussi son manteau sur un ceintre, propre, à un endroit autre qu’où elle le rangeait habituellement, ses chaussures sur le paillasson a l’entrée, ses chaussettes dans un coin de la pièce, ses bijoux à leur place, avec les autres, dans leur boîte. Elle ne la fermait jamais, de toute façon, elle était devenue trop petite avec le temps. Tout semblait pareil, mais quelque chose avait changé, sans qu’elle ne puisse mettre le doigt dessus.

Après quelques minutes de contemplation, elle croisa à nouveau le regard du jeune homme. Cette fois-ci, elle rompit immédiatement le contact, elle avait honte qu’il l’ai vue ainsi. Elle était tellement mal à l’aise et avait si mal qu’elle commenca à pleurer. Elle essaya de le cacher du mieux qu’elle put.

Lui, remarquant son désarroi, ne savait que faire, s’approcher, s’en aller, lui parler, ... . Il n’avait aucune envie de partir, elle était décidément trop belle, même dans cet état. Il choisit donc ce qui lui semblait le plus adéquat. Toujours sous le coup de sa timidité, il commenca à lui parler de choses et d’autres, essayant de la divertir, évitant tout commentaire sur son état. Voyant qu’elle ne réagissait pas, il prit son courage à deux main, et s’assit à côté d’elle, lui prenant la main ... Elle se blotit contre lui, heureuse qu’il n’ait pas profité d’elle pendant qu’elle était saoûle, et qu’il se décide enfin à s’approcher ...

Depuis ce jour, ils ne se sont jamais quittés. Voilà maintenant dix ans.

L’histoire ne dit pas s’ils vécurent longtemps et eurent beaucoup d’enfants, elle dit seulement qu’ils vécurent heureux, amoureux, et dans la béatitude complète malgré tout ce qui pouvait leur arriver ...

Par Rodrigue - Publié dans : Textes Personnels
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 18:19
Bon, allez, on va pas rester sur cette mauvaise pensée, donc, en voici une autre :
Il était une fois une jeune princesse. Celle-ci voulait devenir grande et comprendre la vie.
Au fur et à mesure qu'elle grandissait, elle se rendait compte que la vie avait beaucoup de goût, contenait des centaines de saveurs différentes. Puis, elle se rendit compte que toute la vie était un ravissement des sens. On avait eu beau lui dire que l'âme avait une grande importance, elle ne comprenait pas cet égoïsme que de vouloir ne jamais mourir, elle croyait à son "âme", comme affect, mais elle mourrait ac elle !
Puis, un jour, elle découvrit le plus grand ravissement de la vie, elle trouva son prince, et découvrirent l'autre face de la vie ensemble.
Ils devinrent vieux dans l'Amour et le bonheur ...

Bon, tout ca pour dire que la vie n'est que ce que l'on veut en faire ... Qui croit en son pouvoir personnel y arrivera. Qui apprend à faire abstraction de ce qui le dérange grandira dans son bonheur ...
Trouvez celui-celle qu'il vous faut, fermez vos oreilles à ce que vous ne voulez entendre, ne faites pas des montagnes de peu de choses, et faites peu de choses des montagnes ! Vivez dans l'Amour le plus total ...

Pensée n°2 du jour ...
Par Rodrigue - Publié dans : Pensées Vaguabondes
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 18:12
Il était une fois un jeune homme. Ce jeune homme avait un rêve : devenir vieux ... Mais un tram ne lui en donna pas l'occasion ...
Sprotch !!!
Voilà, c'était la petite pensée du jour ... ^^
Par Rodrigue - Publié dans : Pensées Vaguabondes
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 11:52

Aujourd’hui, c’est dimanche, le jour du Seigneur, le jour où j’ai décidé d’être heureux ! Et même si les gens sont cons, même si tout le monde est méchant, moi, je serai heureux, parce qu’on ne vit qu’une seule fois, parce que le monde est beau malgré les gens. Je n’ai pas envie de gacher ma vie avec des préocupations inutiles. A quoi bon militer, à quoi bon crier, alors qu’on sait que de toute façon, rien ne peut bouger dans un mauvais système (politique, judiciaire, économique).

La fraternité des hommes a été oubliée, le profit est devenu primordial ... Et bien moi, j’ai décidé de faire profit de l’inaction des autres, et pendant qu’ils seront tristes dans l’oisiveté, moi, je serai heureux ! Et j’en ferai profiter qui voudra l’être avec moi !!! Allez les gens, soyez heureux, de toute façon, la vie ne dure qu’un temps, la mort est trop proche et trop longue pour ne pas profiter ...

Par Rodrigue - Publié dans : Philo
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 19:55
Voici un texte que j'ai écris en réponse à une dissertation sur la liberté sur le blog de Maïté : http://everyone06.skyblog.com
Ne vous en faites pas, vous vous ferez à cette idée ...

La liberté n'existe pas ! Ce n'est qu'un leurre pour mieux contrôler la masse ... La liberté n'est que le produit d'une utopie qu'on a fini par croire possible : la DEMOCRATIE ... La liberté, c'est d'être bloqué par des dixaines de préjugés, c'est pouvoir se dire, je vais aller faire pipi, mais je payerai une taxe sur l'eau potable que je vais polluer, c'est aussi de se dire que la liberté, c'est l'anarchie, oui, mais un monde de liberté absolue serait au contraire le moins libre, puisqu'à tous les coups, les libertés de l'un vont empiéter sur les désirs des autres, etc ... Le seul homme libre est celui qui se ferme au monde et qui part vivre seul, pour peu que cet endroit lui convienne, et puis même, quelle sera la qualité de cette vie ???
La liberté n'exige donc aucun sacrifices puisqu'elle est inexistante, faire semblant d'être libre, cela, oui, en exige ... En effet, il faut en premier se persuader qu'elle existe, ensuite se forger l'esprit pour croire que les chaînes de la société sont une grande liberté, et enfin, le plus difficile, il faut crucifier sa propre liberté en se forcant aux deux préceptes que je viens de citer ...
Par Rodrigue - Publié dans : Philo
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