RMQ : Voilà, pour ceux et celles qui m'avaient demandé une fin pour cette histoire, j'en ai fait une ... Au moins, j'aurai eu le plaisir d'écrire tout ca, j'espère que vous en aurez au moins autant que moi à la lire ...
Les mots, en poésie, ont une importance relative, ils sont positionnés pour leur sonorité, choisis pour leur musicalité plus que pour leur sens. En prose, on utilise les mots pour se faire comprendre, mais aussi un peu comme en poésie, pour leur musicalité, toutefois le sens prime sur le reste.
Oyez bonnes et mauvaises gens, grande nouvelle, prenez garde, un Mage noir des temps passés est revenu plus puissant pour notre malheur. En premier lieu, il se contentait d'ennuyer les gens en leur envoyant tempêtes et autres phénomènes climatiques de mauvaise augure. Actuellement, nous avons appris qu'il s'était mis en tête il y a quelques millénaires de trouver un meilleur moyen de torturer les hommes. Nous croyons qu'il en a trouvé un. Il est tellement fourbe qu'il l'a créé pour qu'il semble normal à tous, mais sachez bien, bonnes gens, qu'il n'en est rien, ce mal peut être combattu. Mais ne traînons pas, il pourrait nous envoûter avant que j'aie fini cette histoire : il a inventé ... la mauvaise humeur, bien que cette terminologie n'englobe pas la totalité du problème ...
Oui, je sais, vous avez toujours cru que c'était un mal humain, mais non, il peut être combattu, simplement par la diplomatie. Lorsque vous vous sentez en colère contre quelqu'un, ou même pour une autre raison, ou même pour rien, pensez que la colère est inutile, et n'est pas humaine, alors, chassez ce mauvais penchant de votre esprit !!! C'est en ne donnant pas foi à ses agissements que nous débouterons ce Mage noir de ces temps qui pourraient être moins obscurs.
Depuis des millénaires les hommes se battent au nom de la rage qui les habite, il suffit de penser aux médiévaux, ou plus proche de nous aux nazis, ou même les " Forces alliées ", ou encore plus proche de nous au Moyen-Orient. Tout cela, au nom de ce Mage qui nous envoya ce mal. Si vous ne croyez pas à ce que je dis, sachez que si tous les soldats et tous les gens décidaient de déposer les armes, de les fondre, et d'en faire des oeuvres d'art contemporain aux lignes courbes, et bien, il n'y aurait plus de guerres ! C'est dingue quand même, non ?
Les gens qui ne veulent pas se battre ne se battent pas, et ne se cachent pas derrière une idée absurde, une théorie raciale, ou un autre homme qui les a " obligés " à s'engager dans les affrontements. Personnellement, j'ai choisi de ne pas céder à ma mauvaise humeur, colère, rage, appelez la comme vous voudrez, simplement parce qu'elle n'est pas humaine et inutile.
Les animaux se nourrissent, ils ont une raison de s'entre-tuer, sans avoir aucune rage en eux, ils ont compris, EUX, les BÊTES ! Mais les hommes, doués d'intelligence, eux, en sont encore à croire ce que le Mage insuffle dans leur têtes. Moi, je prend le parti des animaux, je mange pour vivre, je bois pour les mêmes raisons, et je ne tue pas pour le plaisir du sang, et chaque jour, je combat la rage qui m'étreint, je la laisse toute petite, toute apeurée au fond de moi ...
Il est là, dans le noir, il n’a pour seule lumière que les petits yeux des rats qu’il voit passer le long des murs. Il attend, calmement, que l’heure passe. Il ressasse sa vie morceau par morceau, période par période, lieu par lieu, bonnes actions, remords. Et puis, au beau milieu de ses pensées, un grincement, comme si dix milles âmes se plaignaient en même temps, horrible. Et en même temps, la lumière, d’une infinie clarté, ses yeux n’y étaient plus habitués, et il lui fallu plusieurs minutes pour distinguer l’homme qui lui parlait.
On lui apporta une chaise, il s’y assit. Un homme arrive près de lui, lui coupe les cheveux, lui rase la barbe, et s’en va, sans prononcer un seul mot. Puis, on l’emmène dans la salle des douches, il se lave, met les vêtements qu’on lui présente, et va dans la cour, où tout le monde l’attendait.
Là, il dit une dernière phrase en pensant fort à Elle : "La mort n’est que le commencement, je t’aime. Adieu". Et puis, on entendit le "cuic", puis le "ssssssss", et enfin le "chlak", il était là mort, décapité, sa fiancée dans les pensées.
Une douce musique flotte dans l'air,
une bulle s'envole,
la lumière changeante de l'âtre
joue les ombres chinoises sur les murs,
tout est calme dans cette obscurité tranquille.
Deux êtres sont là, proches, très proches,
ils se serrent, nus, l'un contre l'autre,
la douceur de ce contact les englobe,
ils sont seuls dans ce monde de tranquillité,
les ombres, toujours les ombres,
Une bulle s'envole, le temps s'en va,
l'Amour persiste ...
Une petite citation que j'aime bien :
"Au plus on s'aime, au plus on a besoin d'Amour, c'est comme une drogue, mais qui ne cause pas de tort"
===> C'est pas bien tourné comme phrase, mais c'est tellement vrai ...
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Une autre de William Shakespeare, pour la route :
V.O. : "One heart, one bed, two bossoms, and one troth"
En français : "Un seul coeur, un seul lit, deux âme et une seule foi"
in "A Midsummer Night's Dream" (Le songe d'une nuit d'été)
Ici, pas de macabre, pas de tristesse, pas de pleurs, sauf de joie, je veux entendre le peuple crier gloire, pas pour mon honneur, pas pour ma victoire, juste pour ces trois mots (et demi) que je proclamme devant tous et toutes : JE T'AIME NADIA ...
Le train s'en va, il court, il vole, vers une mort certaine, vers la mort incertaine.